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Jérémy Bacchi
Sénateur des Bouches-du-Rhône
Membre du groupe CRCE

Membre de la commission de la Culture, de l’éducation et de la communication et membre de la commission des Affaires européennes

Elu le 27 septembre 2020

Feux de forêt

Seul le prononcé fait foi

QUESTION D’ACTUALITÉ

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Chers collègues,

La sécheresse que nous subissons est le combustible idéal pour les feux de forêt. Après l’incendie de la Montagnette dans les Bouches-du-Rhône, celui des Monts d’Arrée – du jamais vu – dans le Finistère, c’est aujourd’hui la Gironde qui brûle.

Les pompiers, professionnels ou volontaires, sapeurs ou marins, dont je tiens ici à saluer très sincèrement la vaillance, l’exemplarité et le professionnalisme font face à ces feux avec courage. Une pensée aussi pour les populations, qui, pour certaines, ont perdu beaucoup dans les flammes.

L’engagement des élus communistes en la matière n’est pas nouveau, en prenant la parole aujourd’hui je m’inscris dans la suite du travail réalisé, en son temps, par mon prédécesseur Louis Minetti, travail qui avait d’ailleurs abouti à une loi portant son nom en 1991.

Les besoins nécessitent une gestion publique des forêts fondée sur l’intérêt général des populations et des générations futures, à l’opposé des choix qui sont fait en affaiblissant les missions de l’ONF qui voit ses effectifs amputés. Par exemple, chez moi en Provence, outre la sécheresse estivale et le réchauffement climatique, l’une des principales causes des feux de forêt est l’absence de gestion durable. Le pastoralisme était un moyen efficace de nettoyer les bois pour réduire les risques de départ de feu. Pour chaque région, des réflexions concertées avec l’ensemble des acteurs concernés doivent être engagées pour trouver des solutions adaptées aux spécificités de chaque territoire.

Des régions qui n’étaient pas menacées auparavant sont aujourd’hui affectées par la sécheresse. Hier encore nous pouvions déplacer les moyens humains et matériels d’un département à l’autre. Aujourd’hui cela n’est plus possible tant le risque d’incendie est grand, dans des départements jusque-là épargnés par les flammes.

Monsieur le Ministre les quantités de canadairs et autres engins de lutte doivent elles rester les mêmes aujourd’hui qu’hier ? Les 5000 pompiers non-vaccinés, démis de leurs fonctions ne manquent-ils pas pour lutter contre les incendies estivaux ?

Face à ces nouvelles réalités, et puisque nous sommes en guerre contre le feu, seriez-vous disposé à créer une véritable cellule de crise transpartisane visant à mettre en place un plan de lutte adéquat, associant l’ensemble des acteurs comme la filière bois ou les communes par exemple et tenant compte des spécificités de chaque territoire ?

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